La République Française à travers son ambassade à Libreville, l’Agence française de développement (AFD) par le biais du Projet d’Appui au Secteur Santé II (PASS II) et la coopération militaire ont proposé aux autorités gabonaises un appui spécifique sur la prise en charge des patients Covid-19 qui nécessiteront des soins en réanimation. C’est dans ce cadre que l’école d’application du service de santé militaire a abrité le mercredi 15 avril 2020, la formation sur la prise en charge en réanimation des patients positifs au Covid-19 et l’application des gestes de réanimation dans le cadre de la riposte contre l’épidémie à coronavirus au Gabon.
Il était question au cours de cette formation pour les apprenants d’intégrer les bons réflexes de réanimation à l’exemple telles que les précautions à prendre pendant l’intubation d’un patient Covid-19.
A cet effet, l’Adjudant-chef Pierrette Ekang précise : « Nous venons d’assister à une séance sur les précautions à prendre lors de l’intubation d’un patient Covid-19 admis en réanimation dont l’importance est de minimiser le risque de contamination car ces patients présentent un haut risque de contamination pour le personnel qui doit leurs administrer les soins. »
C’est au regard de sa capacité à intervenir immédiatement, son expérience et son expertise sur des projets similaires dans d’autres pays d’Afrique (lutte contre l’épidémie Ebola en Guinée) et ses liens étroits avec les services de santé militaire gabonais que la coopération militaire française a été retenue comme maitrise d’œuvre pour la mise en exécution de cet appui spécifique. La maitrise d’œuvre sera en charge de trois modules complémentaires :
Le module 1 qui permet de fournir des équipements permettant de traiter 60 patients de réanimation pendant la durée moyenne de ventilation sous respirateurs (3 semaines) dans des services hospitaliers ou dans des modules projetables sous tente utilisable à Libreville et à l’intérieur du pays.
Le module 2 qui vise à former 55 médecins assistants en réanimation qui seront choisis parmi les médecins civils et militaires gabonais titulaires d’un diplôme universitaire de médecine d’urgence. L’objectif est aussi de former et/ou recycler en parallèle 100 paramédicaux issus des services des urgences, blocs opératoires ou de réanimation des hôpitaux universitaires ou d’instruction des armées.
Le module 3 quant à lui permet d’optimiser l’emploi des ressources dans un contexte de pénurie en centralisant les informations et les décisions dans un centre opérationnel des urgences sanitaires.